Les terminales du LPA tentent de gérer le stress

Le lycée agricole innove avec ateliers de relaxation et simulation d'embauche.

 

«Honnêtement, on a bien flippé. » À l'heure du « débriefing », jeudi au Lycée professionnel agricole (LPA) de Salles, les élèves ont eu peur, mais ont de quoi être fiers. Ils ont plongé, le temps d'une fiction, dans ce qui les attend d'ici quelque temps : des examens, durant peut-être quelques années de plus encore ou des entretiens d'embauche, si après le bac en poche, ils décident d'entrer dans la vie active.

Solange Françon-Mongin, professeur d'éducation socioculturelle, avec Fabrice Furet, enseignant, a décidé d'innover : « Cette année, nous avons organisé nos premières journées d'insertion professionnelle. Les élèves de deux classes de terminale en agriculture, gestion et conduite d'exploitation et de services en milieu rural ont été concernés. Et ce, grâce au partenariat établi avec l'AAISC (Association accueil et information du Sud-Charente).

Pédagogie et bien-être

Marie-Joëlle Rineau, de l'AAISC, explique qu'Odette Pérez, de l'AAISC, qui est aussi sophrologue, intervient régulièrement dans l'établissement. C'est grâce à elle que cette action a pu être envisagée. Elle participe aux travaux de l'équipe éducative et aide à cerner les divers problèmes que rencontrent les jeunes qui peuvent aller de l'addiction au tabac, à un manque d'hygiène, dont celle de l'alimentation, en passant par l'agressivité ou le mal être. Odette Pérez tient maintenant une permanence régulière pour offrir une véritable écoute aux élèves en difficultés.

Un travail qui porte ses fruits puisque des ateliers vont être mis en place d'ici la fin de l'année avec sophrologie et relaxation au programme. L'apprentissage de méthodes simples qui permettront aux élèves d'acquérir une meilleure maîtrise d'eux-mêmes et de faire beaucoup plus facilement face aux situations de stress.

Stress qu'ils ont dû affronter lundi et jeudi. En faisant appel au volontariat, Odette Pérez a permis aux élèves de rencontrer « pour de vrai » des patrons, actifs ou jeunes retraités. Benoît Delatte, des constructions métalliques Giraud, à Barret, Yvon Chailly, ancien garagiste et Daniel Sauvaitre, arboriculteur au Tâtre, ont joué le jeu.

Après une approche théorique lundi, les élèves ont eu, jeudi à se confronter à cette réalité fiction de la lettre de motivation, de la rédaction d'un CV, de leur présentation physique, habillement, attitude, expression orale, etc.

Bref un examen à la loupe devant un jury qui à son tour exprimerait son ressenti. Une belle expérience qui justement a montré le réel investissement des élèves dans l'opération qu'ils ont su prendre au sérieux. Une familiarisation avec le monde de l'entreprise positive comme l'indiquent Joëlle Combaud, directrice de l'AAISC et ses collaboratrices, Marie-Joëlle Rineau et Aurélie Baudry.

 

Sud Ouest le 19 01 2013